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 QUE SI MOI JE SUIS BARGE CE N'EST QUE DE SES YEUX. (r) .

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Elros W. Varnahm

Elros W. Varnahm

◭ Mensonges : 121
◭ Arrivée : 13/06/2012
◭ Pseudo : crystal-ali'j (alice).
◭ Crédits : (c) arwene.

MessageSujet: QUE SI MOI JE SUIS BARGE CE N'EST QUE DE SES YEUX. (r) .   Sam 16 Juin - 9:51

Les feuilles s’éparpillaient devant ses yeux. Toutes plus blanches les unes que les autres. Le soleil déclinait au fur et à mesure que la nuit s’élevait prenant sa place dans le ciel de Hanson Bay. Il sentait les rayons orange dégringoler à travers les stores de sa fenêtre. Jules allait bientot rentrer. Il n’avait rien fait aujourd’hui. Rien d’autre que de regarder ces foutues papier, dans l’espoir de sentir venir une quelconque inspiration qui aurait fait s’agiter d’une manière effrénée son stylo, aussi médiocre fut-elle il l’aurait volontiers accueillit à bras ouverts. Mais son esprit était embué ce jour-là. Il l’avait senti dès le matin, et c’était mauvais signe. Très mauvais signe. Il avait besoin de se décharger le cœur, d’hurler à la terre entière cette passion qui l’entrelaçait pour finalement l’étouffer tout à fait. Mais il ne pouvait, il le savait. Il ne pouvait risquer de perdre Jules, et lui déclarer sa flamme comme il le rêvait de le faire la ferait détaler le plus vite possible. Il la connaissait à force, et s’en était fort agaçant. Pourquoi était-il forcé maintenant de faire semblant d’être en couple et aimé par cette femme-là vis-à-vis de laquelle il n’avait au final pas le droit d’éprouver le moindre sentiment s’écartant du chemin qu’ils avaient décidé deux années plutôt ? Quel idiot il faisait. Il la laissait piétiner son petit cœur tout flétri. Le pire c’est qu’elle n’en avait même pas conscience la virevoltante et si énergique Jules. D’un geste colérique, il attrapa une des feuilles, prêt à la froisser au creux de sa paume pour la faire valser de l’autre côté de la pièce, mais il se stoppa. A quoi bon après tout ? Qu’est-ce que cela lui apporterait donc ? Rien du tout ! Alors, l’idée lui vint. Il savait comment alléger ses pensées, repartir d’un pas plus calme et serein. Il se leva d’un bond et griffonna un petit mot à Jules où il lui indiquait qu’il était sorti et qu’il ne fallait donc pas qu’elle s’inquiète - même si, oh Dieu, il aurait apprécié qu’elle s’inquiète un tant soit peu pour lui. Il enfila sa pauvre veste qu’il portait déjà depuis quelques années sans ne s’en lasser et ferma à clé la porte de leur petit appartement. Il s’engagea tranquillement dans la rue. L’atmosphère rougissait devant ses yeux. La pénombre se faisait proche et il devait hâter le pas lui qui n’avait pas un sous pour payer ne serait-ce qu’un taxi. C’était là tout l’enjeu d’une bohème d’artiste raté comme la sienne. Enfin. Il poussa un large soupir et augmenta d’allure. Il s’arrêta soudain. Et fit demi-tour. Non, il avait oublié un élément essentiel pour se rendre chez la demoiselle qu’il avait en cet instant envie de voir. Il courut et grimpa les escaliers quatre à quatre, retourna la clé dans la serrure et mit sous son bras un énorme pot de glace puis repartit sur ses pas. Ah oui, c’était essentiel. Il filait droit désormais, le vent d’été en coupe. Puis finalement il arrivait devant une petite porte, comme si ses pas l’y avaient porté avec une rapidité sans nom, alors qu’il venait de traverser une bonne partie de la ville. Il toqua sereinement, attendant que la jeune femme ne vienne lui ouvrir. Il espérait désormais que elle aussi presserait le pas, la glace n’allait pas survivre longtemps au climat, et il la sentait déjà un peu mollassonne contre son bras alors humide.
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MessageSujet: Re: QUE SI MOI JE SUIS BARGE CE N'EST QUE DE SES YEUX. (r) .   Dim 17 Juin - 3:50

Citation :

ELROS & CHARLOTTE
Une , deux, une deux ... l'exercice, sûrement le meilleur remède pour se remettre d'évènement perturbants. Alors que les souvenirs de cette nuit-là tournaient en boucle dans ma tête, le sport était mon seul moyen de passer outre. Mes écouteurs calés dans mes oreilles, je me concentrais sur les mouvements que j'effectuais tout en écoutant les paroles de la chanson que sans forcément m'en rendre compte, je chantonnais. Depuis quelques jours déjà, je restais cloîtrée chez moi et c'était le seul moyen que j'avais trouvé pour extérioriser tout ce que je ressentais et il m'avait fallu trois jours pour le trouver. En effet avant de me retrouver dans notre salle de sport au premier, j'avais fait le tour de la maison, regarder la télévision en regardant un documentaire des plus intéressant sur les animaux qui m'avaient appris que ... non en faites ça ne m'avait rien appris de plus que ce que je connaissais déjà. Je m'étais goinfrée également, mangeant tout ce qui pouvait tomber entre mes mains, si bien que je pensais avoir pris plusieurs kilos qui allaient me faire déprimer une fois toute cette période passée. Mais je me disais que ma situation aurait pu être pire, en effet je ne pensais pas encore avoir touché le fond puisque si cela avait été le cas, je me serais fait chauffer des popcorn, me serait avachis sur le canapé, en mettant en route un film à l'eau de rose tel que The Notebook et je me serais mise à pleurer toutes les larmes de mon corps en me lamentant sur ce qu'était devenue ma vie. Vu de cette façon-là, je trouvais que je ne m'en sortais pas si mal, j'avais même réussi à avancer dans certains cours dans lesquels j'avais pris un peu de retard, cette chute m'avait peut-être été bénéfique au final puisque j'avais également fait le tri dans le sous-sol où avait été regroupé des objets en tout genre tel que des luges et des décorations de noël, jusqu'à des balais de sorcière et un costume de lapin. La décision de ne pas sortir de la maison m'avait semblé la plus adéquate, en effet j'avais le choix entre sortir pour mentir ou dire la vérité aux gens que je croiserais et risquer d'être prise pour une folle si je disais faux ou de recevoir des commentaires tels que « je te l'avais bien dit qu'il n'était pas net ce gars, il n'est franchement pas pour toi il ne t'attire que des ennuis» si je disais vrai ou rester tranquillement à la maison pour faire des choses dont je devais m'occuper depuis un certain temps déjà. Autant dire que je n'avais pas hésité très longtemps. Une fois mon sport finit, c'est automatiquement que je me retrouvais dans la salle de bain sous une douche bien chaude, qui décontracta le moindre de mes muscles qui commençaient à s'endolorir suite à ma petite séance. Par la suite voulant rester dans l'ambiance cosy de la journée, j'attrapais un jogging qui traînait pour venir compléter la tenue avec un large t-shirt. J'allais me mettre au visionnage d’albums photos lorsque j'entendis la sonnette retentir, naturellement je regardais ma montre pour y vérifier l'heure, Diego ne devait passer que tard dans la soirée et je n'attendais personne d'autre. J'aurais pu faire mine de ne pas être présente pour ne pas être dérangée mais j'étais bien trop curieuse pour ne pas aller ouvrir. Deux à deux, je dévalais les marches pour me retrouver en un temps record devant la porte que j'ouvris d'une traite, me préparant psychologiquement à la possibilité que Gavin soit la personne qui sonnait. Que ne fût pas ma surprise en découvrant que c'était Elros accompagné d'un POT DE GLACE. M'exclamais-je telle une enfant découvrant son goûter préféré. Mais je suis ravie de te voir également. Entre. Dis-je en me poussant pour le laisser passer. Une fois dans le salon, je repris la parole Que me vaut l'honneur de ta présence ? lançais-je d'un ton innocent.
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Elros W. Varnahm

Elros W. Varnahm

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MessageSujet: Re: QUE SI MOI JE SUIS BARGE CE N'EST QUE DE SES YEUX. (r) .   Dim 17 Juin - 13:41

Elros n’avait pas eu à attendre bien longtemps, une ou deux minutes – tout au plus – plus tard, la porte s’entrouvrait sur la silhouette de Charlotte. La jeune femme, ses cheveux bruns encore humides, avait revêtu un jogging qui était marque d’une journée qui se voulait de détente. Un petit sourire s’élargit sur le visage du jeune poète. Elle avait toujours été ravissante et d’une certaine tellement rafraichissante d’un simple regard, elle lui apportait gaieté et confiance rien que par sa présence toujours pétillante. Sa première remarque se porta sur le pot de glace qui semblait avoir éveillé ses sens et lui faisait relativement plaisir. « Mais je suis ravie de te voir également. » ajouta-elle quand même. « J’espère bien ! » lança à son tour Elros, taquin, qui perdait toute timidité en sa présence, étonnamment. Elle l’invitait à entrer et il ne se faisait pas prier. « Tiens » lui dit-il en tendant la glace « met la vite au congélo, avant que ça ne devienne de la crème anglaise, ou bien… il faudra la manger très vite et s’y mettre tout de suite. » Ajouta-t-il. Il lui adressa un clin d’œil chaleureux. « Que me vaut l'honneur de ta présence ? » avait-elle demandée. Bien sûr cela avait été décidé sur un coup de tête, et il répondait : « Simplement le besoin de voir ta petite bouille. » Il l’observa se diriger vers la cuisine pour déposer la glace au frai – ils la garderaient pour un peu plus tard même si les yeux de Charlotte la dévoraient déjà à distance. Il jeta un coup d’œil autour de lui, l’ensemble du salon était incroyablement cosy, elle avait fait un très bon travail et il se plaisait même à penser qu’il lui serait très inspirant d’écrire ici. La luminosité y était prenante à l’aide de grandes baies vitrées qu’on croisait un peu partout dans la maison, et tout cela était très agréable. Déjà, il se sentait un peu mieux. Il fallait dire que Charlotte était une des seules personnes – avec Jules, autrefois, et Liz, sa sœur – à le mettre tout à fait à l’aise simplement par sa présence. « Comment vas-tu, ma chère Charlotte ? Ça n’a pas l’air de bosser fort ici. » Dit-il de loin, tandis qu’elle revenait vers lui. En effet, il ne voyait aucun signe de papier de littérature – ce qu’elle étudiait, si ses souvenirs étaient bons. Mais après tout, peut être travaillait-elle dans une autre pièce. Bien sûr, il savait bien que c’était particulièrement gonflé de sa part d’énoncer une tel remarque, lui qui n’avait pas de boulot pour le moment et ne gagnait que très peu avec ses œuvres publiés à ses frais personnels. « Tu n’aurais pas un examen sous peu ? » certes, tout cela était bien banal. Mais que voulez-vous, cela lui faisait un bien fou. En verité cela faisait quelques temps déjà qu’il n’avait pas entretenu de conversation avec quelqu’un de son entourage proche - autre qu'une folle au bas de son immeuble, avec sa déclaration d'amour enflammée. Bien sur, chaque personne qui connaissait correctement Elros avait connaissance de sa phobie sociale… mais quand bien même il faut croire que l’humain a toujours besoin de présence autour de lui. Malgré toutes les pathologies du monde, c’est indéniable, l’être humain est sociable !

-j'introduirais l'histoire de la marque plus tard.
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MessageSujet: Re: QUE SI MOI JE SUIS BARGE CE N'EST QUE DE SES YEUX. (r) .   Mar 19 Juin - 20:40

J’espère bien ! Mais tu sais bien que tes visites remplissent mon cœur de joie Dis-je d’un ton qui se voulait romantique alors que mes mains s’étaient rejointes sur mon cœur comme dans les films à l’eau de rose que je regardais si souvent. Je ne manquais pas d’humour en général mais dès qu’Elros était dans les parages je me sentais bizarrement très inspirée. Tiens met la vite au congélo, avant que ça ne devienne de la crème anglaise, ou bien… il faudra la manger très vite et s’y mettre tout de suite. me dit-il en me tendant le pot de glace que je ne me fis pas prier pour prendre dans mes mains. Mes yeux la dévorèrent des yeux et si je m’écoutais je l’aurais dévoré sur place, mais il ne fallait pas que je me laisse tenter. Je vais la mettre au frais mais on devra absolument la manger plus tard parce que là, je t’assure, que je viens de prendre au moins trois kilos en le regardant. Dis-je en faisant la moue de la fille la plus triste du monde pour lui faire comprendre ma fausse détresse. Tu es venue pour me faire souffrir c’est ça ? lançais-je, faussement choquée tout en rigolant. A ce moment-là, je lui posais la question à deux milles, quel était la raison de sa visite, non pas que je n’étais pas contente de sa visite, au contraire. De la visite, j’en avais besoin pour ne serais-ce que me changer les idées, puisque lorsque j’étais en compagnie de quelqu’un de proche, j’oubliais totalement ce qu’étais ma vie ou du moins que j’oublie les soucis qui sont dans ma vie. Simplement le besoin de voir ta petite bouille. Comme c'est gentil. Je suis vraiment touchée et ça me fait énormément plaisir. Ça ne me fait pas regretter de t'avoir laissé entrer. dis-je en rigolant. Je sentais déjà la pression des derniers jours redescendre, comme quoi, la visite d'amis était réellement bon pour le moral, je n'allais plus jamais en douter. Comment vas-tu, ma chère Charlotte ? Ça n'a pas l'air de bosser fort ici. » me dit-il de loin alors que je le rejoignais dans le salon. Sa petite question me fit réfléchir, est-ce-que j'allais bien ? Je ne pouvais pas lui répondre ça ne va pas très fort en ce moment, je n'ai pas vu mon copain depuis plusieurs jours, je l'évite en réalité parce que la dernière fois que je l'ai vu cela a un petit peu dégénéré, en effet une chose en entraînant une autre, il s'est énervé et a fini par se battre avec un gars et je me suis interposée pour finir la tête par terre. Non je ne pouvais définitivement pas lui répondre ça, rien qu'à l'imaginer, je sentais déjà des palpitations à l'intérieur de ma poitrine. Ça va, ça va. Et toi alors ? Un petit mensonge comme celui-là n'était pas grave et je pouvais me le permettre, c'était mieux que la vérité et surtout beaucoup moins pathétique surtout car oui, je me sentais pathétique avec toute cette histoire alors en parler à voix haute c'était m'en demander un peu trop. Si je venais à en parler à voix haute, je pensais totalement que je pourrais me liquéfier sur place rien que d'y penser me donnait la chair de poule. Et contrairement à ce que tu crois, je bosse dur, je m'accorde juste un peu de repos. il est vrai que j'avais bossé, peut-être pas autant que j'aurais dû mais j'y mettais du mien puisqu'en dehors des amis, mes cours étaient les seules choses qui réussissaient à me changer les idées. Tu n’aurais pas un examen sous peu ?» J'en ai un bientôt mais j'en encore un petit peu de temps pour réviser ne t'inquiète pas pour moi. c'était fier de moi que je lui avais dit ça mais il n'avait pas tort avec son sous-entendu, je devrais vraiment m'y mettre. Et toi alors, tu as réussi à écrire quelque chose ? lui dis-je avec des pincettes. Je savais que l'écriture était une passion pour lui et qu'il avait un petit peu de mal depuis quelques temps mais je savais qu'il était talentueux, j'avais eu l'occasion de lire quelques écrits et il était réellement talentueux il gagnait vraiment à être connu et pour ça, je lui faisais confiance.
pas de soucis du coup, je n'en ai pas parlé non plus.
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Elros W. Varnahm

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MessageSujet: Re: QUE SI MOI JE SUIS BARGE CE N'EST QUE DE SES YEUX. (r) .   Mer 20 Juin - 10:31

Charlotte était décidément bel et bien un petit rayon de douceur dans le cœur du jeune Elros. Là, chez elle, il se sentait libéré de toute cette démente pression qui s’exerçait sur lui depuis quelques temps déjà. Alors qu’il lui conseillait de ranger la glace au frai, elle jetait, avec une fausse voix mélodramatique : « Je vais la mettre au frais mais on devra absolument la manger plus tard parce que là, je t’assure, que je viens de prendre au moins trois kilos en le regardant. Tu es venue pour me faire souffrir c’est ça ? » C’était un petit jeu entre eux deux qui s’était installé depuis peu de temps seulement. Car il fallait le dire… il y a de cela plusieurs mois, Elros ne supportait pas de rester dans la même pièce que Charlotte. Sa présence le remplissait d’une jalousie qu’il ne savait cacher correctement parce que, évidemment, cette jeune femme-là était heureuse et elle, elle baignait dans le bonheur de son récent petit couple avec un certain monsieur qu’Elros n’avait jamais bien réussi à cerner. Ah que cela lui faisait du mal à notre jeune poète, lui qui n’était même pas en droit d’aimer celle qui était vue comme sa petite copine… ! Mais cette discorde s’était vite effacée lorsqu’Elros s’est rendu compte que non, Charlotte n’était pas heureuse, et que son compagnon n’était pas le tendre agneau qu’elle ne cessait de décrire en grand comité. Depuis lors, le brun ressentait une véritable sympathie envers cette jeune femme qui elle non plus n’avait pas eu de chance mais s’enfonçait sans cesse toujours plus bas… A touché le fond mais creuse encore. C’était tout eux, ça. « Oh, hé bien tant pis, dans ce cas, je la reprends hein, au moins tu n’auras pas à tant souffrir. » dit-il d’une voix moqueuse. Charlotte s’offusquait faussement. Comment vas-tu, ma chère Charlotte ? Ça n'a pas l'air de bosser fort ici. » Avait-il demandé. Il sentit un petit malaise, elle prit un petit moment de silence à répondre. « Ça va, ça va. Et toi alors ? » « Boh, moi on va dire, que ça peut aller. » Répondit-il à son tour, d’un ton tout aussi convaincu qu’elle, à en juger. En fait, il était venu dans l’idée de lui parler de ce qui se passer pour lui ces derniers temps et de tout ce qui lui faisait du mal, mais désormais il n’en avait plus du tout envie. Plus envie de se plaindre, comme si tous les maux étaient sur lui. Alors, il contournait la question, simplement, même s’il ne la savait pas totalement dupe. Elle ajoutait alors : « Et contrairement à ce que tu crois, je bosse dur, je m'accorde juste un peu de repos. » Dans un sourire taquin, il lui renvoya : « oh oui, je vois. Le genre de repos qui dure des semaines n’est-ce pas ? » Mais voyant la petite moue qui s’étalait alors sur son visage, il précisa : « je te taquine bien sûr, darling. » Elle l’informait qu’elle allait bientôt passer un examen, mais qu’elle avait le temps suffisant pour se retourner sur ses pattes, puis elle se tourna à nouveau vers lui pour lui demander, innocemment : « Et toi alors, tu as réussi à écrire quelque chose ? » Elros sourit. C’était bien une première fois pour lui que de se sentir sourire lorsque quelqu’un lui posait cette question qui généralement s’accompagnait d’une réponse assez peu positive. Mais là, il répondit fièrement : « Oui ! Et figure-toi, ma chère, que tu es en face d’un auteur à qui on a donné sa chance, enfin ! Un éditeur accepte de m’éditer. Enfin il va le faire quoi, il attend juste de voir un peu, mais je suppose que c’est dans la poche. » Il était vrai que cela faisait des années qu’il attendait ce moment, celui où un éditeur accepterait enfin de ne pas le reléguer à la poubelle –comme cela avait été fait maintes fois. « C’est pas merveilleux tout ça ? » Il se tourna totalement vers elle pour observer l’expression sur son petit visage blanc quand il la vit relever une de ces mèches. Il aperçut alors sur sa joue gauche une blessure qui cicatrisait, à en juger. Il fronça les sourcils. « Attend Charlotte, c’est quoi ça ? » Il s’avança un peu et approcha son pouce de la vilaine plaie. « Comment tu t’es fait ça ?! Ai-je raison de penser plutôt : qui t’as fait ça ? » Il la regarda une expression soupçonneuse s’affichant tout à fait en travers même de ses yeux.
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